Description de l’exposition du centre VU photo
Dans les images qui viennent de naître apparaissent des indices de ce qui se trame, de ce qui adviendra sans qu’on n’en connaisse encore réellement la forme. Il y a en elles des choses à vivre et à observer dans l’ici et le maintenant, mais nous pouvons aussi y percevoir des pratiques, des communautés et des visions de l’art qui aspirent à se renouveler.
Dans la galerie, différents regards neufs se rencontrent en éclats, issus de perspectives plurielles, telle une constellation qui veille sur ce qui s’ébauche avec temps, espace et soutien mutuel. Les autofictions ou les récits performé·e·s par Léanne, Juliette, Alice, Kevin, jade, Chloé, Fanny et Nesin côtoient le territoire documenté et ses communautés racontées par Virgile, Émilie, Charles, Andrée-Anne, Marie-Raphaëlle, Jean-Sébastien, Camilo, Sami, Marc-Olivier et Alexandra. Les méditations visuelles de xavier, Claudia, Hubert, Franziska, Solenn, Olivier, Derek, Stésy, eloie et Laure convoquent l’attention et croisent les images et les scènes fabriquées par Élie, Élizabeth, Sandra, Ariane, Laurie-Anne et Yan. Avec Gabrielle, Maylis, Kaëna, Owen et William, l’image s’y trouve manipulée dans sa matière propre, alors que c’est la lumière qui elle-même s’inscrit matériellement avec Heïdi, Julia, Mélissa, Thomas, Frédéric et Janine-Annette.
Après deux cents ans de photographie et quarante-cinq années à s’y consacrer comme organisme, quel intérêt y donne-t-on dans les pratiques émergentes d’une région de plus en plus caractérisée par une forte multidisciplinarité? Un peu, beaucoup, patiemment, à la folie : pour certain·e·s, elle apparaît en exergue ou en filigrane d’une pratique plus vaste, alors que pour d’autres, elle représente un langage privilégié. Mais force est de constater qu’elle est partout, et que rassembler quarante-cinq artistes de Québec et de ses environs autour de la photographie n’a pas été un aussi grand défi qu’il le paraissait. Un groupe qui s’est formé de façon un peu organique à la suite de recherches, de consultations auprès de nos pairs et de visites dans nos ateliers. Suivant le paradigme fondamental du soin, de la curiosité et de la rencontre comme valeur organisationnelle, nous avons saisi l’occasion de cette année d’anniversaire pour porter notre regard sur la mouvance d’une création et d’une communauté à venir et, avec elles, ses potentialités fertiles. Porté·e·s par les visions de celles et ceux qui ont initié, créé et bien entendu vu avant nous ce que VU allait devenir, c’est désormais aussi avec cette nouvelle génération d’artistes que nous allons vers ce qui s’en vient.
Cette exposition fait partie de notre programmation Danser sur la mesure du temps, qui, à l’occasion du quarante-cinquième anniversaire de VU, propose de tourner nos regards autant vers le passé que vers l’avenir, prenant la mesure de nos histoires et de nos imaginaires pour inventer les images que l’on se fait de notre temps.
Pour plus de détails sur mon profil, aller sur https://vuphoto.org/fr/artistes/gabrielle-auclair/