printemps
avant arrière / ferme les yeux
photographies sur film et poésie sont couchées sur fibres de papier dans un désordre organisé tentant d’ouvrir un espace entre artiste et public où l’inscription est possible. une tension entre le passé et le présent par les empreintes en paysage souligne un futur potentiel grâce à l’introduction de la nostalgie de l’artiste. cette dernière est partagée par la présence du vide qui se présente de diverses manières au fil des images : trace de pas dans la neige, écriture fragmentée, bref, présence d’une absence ressentie. le retour sur ces instants révolus est fait en sachant très bien que leur finalité est inévitable, mais pourtant délectable.
film photographs and poetry are laid down on paper in an organized mess in an attempt to open a space between artist and public where inscription is made possible. a tension between past and present by the imprints in landscape underline a potential future by the artist’s nostalgia. that is shared by the presence of the emptiness in various ways throughout the images: footprints in the snow, fragmented writing, in short, the presence of a felt absence. going back on those bygone moments is made knowingly that their finality is inevitable, but somehow delectable.
j'efface tes souvenirs / entre deux buées
manger les brindilles / me rappelle ton père /le mien
marelle dans le sable / la gorge te mange
elle t'amène partout / alors tu te présentes à l'oubli / enchanté
mots murmurés au vent / une partie de cachette en cours
ciel témoin / tu rêves de fuite / sous la berge
placés dans ton congélateur / plus loin tu mets la table
collection empaillée / je te regarde contre la plongée